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Cours commun du CHEL[s] : La fabrique du progrès, entre sciences et humanités

Lundi, Septembre 19, 2016 - 11:52

Le cours commun du CHEL[s] reprend !
La session 2016 commence le jeudi 22 septembre avec Claude Gautier, professeur de philosophie à l'ENS de Lyon et son cours "La pensée du progrès et de l'histoire des sociétés civiles à l'époque des Lumières Ecossaises".

Chaque jeudi de 18h à 20h
Du 22 septembre au 15 décembre
Sciences Po Lyon - Amphi Leclair

La fabrique du progrès, entre sciences et humanités

Le progrès suscite souvent des sentiments et réactions contradictoires : enthousiasme ou inquiétude, adhésion ou révolte. Nous pouvons le subir ou bien chercher à le construire. Pour mieux le comprendre et en devenir des acteurs éclairés, l’histoire du progrès, ses limites et quelques-unes de ses figures seront analysées au travers de 12 séances proposées par des enseignants issus des 5 établissements du CHEL[s].Pour participer à ce cours, les étudiants des établissements du CHEL[s] s'inscrire en envoyant leur nom, prénom, email (adresse institutionnelle) à contact@chels.fr ou en se rendant sur le site du CHEL[s].

Toute personne extérieure, intéressée par la thématique, peut suivre ce cycle de 12 séances, en auditeur libre.

Les séances auront lieu chaque jeudi de 18h à 20h à Sciences Po Lyon en Amphi Leclair, du 22 septembre au 15 décembre 2016.

Calendrier des séances

1ère partie : Histoires du progrès

  • Jeudi 22 septembre : La pensée du progrès et de l'histoire des sociétés civiles à l'époque des Lumières Ecossaises

Claude Gautier, professeur de philosophie à l’ENS de Lyon

L'argument principal est celui-ci : au 18e siècle anglo-écossais, la question du progrès des sociétés modernes se pose avec acuité et deux modèles se confrontent. L'un, relativement ancien, s'efforce de penser la transformation des sociétés politiques à partir d'un modèle « cyclique » qui fait alterner des phases d'expansion, d'apogée et de déclin – l'histoire de l'Empire Romain en étant, pour ainsi dire, le paradigme [Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire Romain, 1776-1788] ; l'autre, en cours de constitution, qui s'efforce de poser l'historicité des sociétés en termes de « progrès ». L'idée serait alors d'explorer de manière plus précise la confrontation de ces deux modèles pour tenter de comprendre comment la question du progrès est avant tout celle de la « civilisation » des sociétés politiques modernes. On insistera sur les présupposés d'ordre anthropologique, épistémologique et ontologique qui soutiennent ces modèles. Enfin, on justifiera le fait de prendre appui sur cette aire culturelle – de l'Ecosse et, en un sens large, des Iles britanniques – en rapportant certains de ces questionnements aux effets indirects de la Glorieuse Révolution de la fin du 17e siècle.

  • Jeudi 29 septembre : Le progrès social (19e et 20e siècles)
  • Jeudi 6 octobre : La notion de progrès dans l’acte compositionnel entre l’immédiat après-guerre et les années 1970
  • Jeudi 13 octobre : L'idée de progrès aux États-Unis : un long cheminement de la Constitution à l'idéologie
  • Jeudi 20 octobre : Progrès, progressisme et éducation
  • Pas de cours le 27 octobre

2epartie : Les limites du progrès

  • Jeudi 3 novembre : Le progrès et les vaccins
  • Jeudi 10 novembre : Vers l’exploitation agricole technologique, collaborative et numérique
  • Jeudi 17 novembre : Progrès des analyses biologiques : quels impacts ?

3e partie : Les figures du progrès

  • Jeudi 24 novembre : De l’hippiatrie à la médecine équine contemporaine
  • Jeudi 1er décembre : Émergence et crise de l’idée de progrès dans l’interprétation des musiques historiques
  • Jeudi 8 décembre : Construire le progrès grâce aux métaheuristiques
  • Jeudi 15 décembre : Acteur du progrès médical : homme-orchestre ou chef d’orchestre ?

 

En savoir +

www.chels.fr