portrait de diplôméXavier Étienne
Rencontre avec Xavier Étienne, diplômé 1995 – Économie Finance (ancien parcours)
Pouvez-vous décrire votre parcours universitaire et professionnel ?
Diplômé de Sciences Po Lyon en 1995, section Économie Finance, puis de NEOMA Business School, j’ai construit un parcours de plus de vingt ans dans le développement commercial de grands comptes, principalement dans les secteurs de la banque, des services numériques et des transformations d’entreprise.
J’ai débuté ma carrière chez Diebold dans l’univers des automates bancaires, avant de rejoindre Atos où j’ai évolué pendant près de dix ans sur des sujets liés aux services IT, à l’outsourcing et aux grands contrats stratégiques. J’y ai notamment travaillé avec de grands groupes français comme Crédit Agricole, EDF, Veolia ou Air France.
J’ai ensuite poursuivi mon parcours chez Glory Global Solutions, puis dans le conseil en transformation et excellence opérationnelle chez Operae Partners, où j’ai accompagné le développement commercial du cabinet auprès de grands groupes industriels et de services.
Depuis 2024, j’ai créé Lean XE Partners, une structure indépendante spécialisée dans la mise en relation entre dirigeants, directions de transformation et cabinets de conseil : j’accompagne des projets liés à la performance opérationnelle, au management, à la transformation des organisations et au développement des compétences managériales.
Au fil des années, je me suis particulièrement intéressé aux sujets de transformation des entreprises, de management transversal et d’amélioration de la performance collective. Ce sont des sujets qui me passionnent aujourd’hui autant sur le plan humain qu’organisationnel.
Comment décririez-vous le poste que vous occupez actuellement ?
Mon activité actuelle est à la fois entrepreneuriale, commerciale et très relationnelle.
Mon rôle consiste à créer des passerelles entre des dirigeants confrontés à des enjeux complexes – industriels, managériaux ou organisationnels – et des experts capables de les accompagner concrètement.
Cela implique à la fois une forte compréhension des environnements clients, une capacité à dialoguer avec des directions générales ou des COMEX, mais aussi un important travail de mise en réseau, d’animation d’écosystèmes et de développement de partenariats.
Ce que j’apprécie particulièrement dans cette activité, c’est la diversité des secteurs rencontrés et la possibilité d’être au croisement du business, du management et des transformations humaines.
Comment votre parcours à Sciences Po Lyon a contribué à votre insertion professionnelle ?
J’étais attiré par la compréhension des mécanismes économiques, du fonctionnement des entreprises et des grands équilibres financiers.
Avec le recul, la formation à Sciences Po Lyon m’a surtout apporté une grande capacité d’analyse, une vision globale des organisations et une certaine agilité intellectuelle. Ces compétences m’ont été très utiles tout au long de ma carrière, notamment dans des environnements complexes où il faut être capable de dialoguer avec des profils très différents : directions générales, DSI, directions financières, opérations ou ressources humaines.
Au-delà des connaissances académiques, Sciences Po Lyon m’a aussi appris à structurer une réflexion, prendre du recul critique et développer une ouverture sur des univers variés. Ce sont des qualités qui restent essentielles dans les métiers liés à la transformation des entreprises.
Quel conseil donneriez-vous à un étudiant ou une étudiante de Sciences Po Lyon ?
Je dirais qu’il ne faut pas chercher à avoir un parcours linéaire ou trop formaté.
Les trajectoires professionnelles évoluent énormément aujourd’hui, et les opportunités naissent souvent des croisements entre plusieurs univers : économie, technologie, management, industrie, communication ou entreprenariat.
Je conseillerais aussi de rester curieux, de développer son réseau humain très tôt et de ne jamais sous-estimer l’importance des compétences relationnelles. Dans un monde de plus en plus technologique, la capacité à créer de la confiance, fédérer des acteurs différents et comprendre les dynamiques humaines devient un véritable avantage compétitif.
Enfin, je pense qu’il est important de garder une forme de liberté intellectuelle et de continuer à apprendre tout au long de sa carrière. C’est souvent là que naissent les parcours les plus intéressants.